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Les Procès fictifs Compagnie par les Temps qui courent © photo Philippe Salvat

Mettre en scène et en cour un procès d'assises

Les procès fictifs

Des élèves inventent une affaire criminelle qu'ils interprètent au tribunal lors d'une session exceptionnelle de cour d'assises.

Encadrés par la compagnie et par le Conseil Départemental de l'Accès au Droit (CDAD des Landes), ils se confrontent au préalable à la réalité : ils assistent à une audience véritable, ils échangent avec des professionnels de la justice, ils sont sensibilisés à l'organisation et aux enjeux de la justice en France.

Pétris de ces rencontres, ils imaginent leur affaire criminelle.

En  quelques mois, à force de répétitions, celle-ci va peu à peu prendre vie.

 

Lorsqu'arrive le soir des débats au tribunal, le procès fictif se joue. Les jurés sont tirés au sort parmi le public et sont invités, en leur intime conviction, à se prononcer sur la culpabilité du ou des auteurs présumés.

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INFORMATIONS​

- une reconstitution théâtrale d'un procès d’assises,

- participants volontaires ou classe entière (à partir de la quatrième),

- aucun prérequis théâtral ou juridique,

- environ 40 heures d'intervention de la compagnie auprès du groupe,
- 3 intervenants de la compagnie Par les temps qui courent...,
- 1 intervenante du CDAD,
- 1 à 3 représentations (dont une dans une véritable salle d’audience au Tribunal Judiciaire du ressort concerné).​

Du réel au fictif pour mieux comprendre
Le fonctionnement de la justice française

L'enjeu des procès fictifs est double : sensibiliser tout un chacun au fonctionnement de la justice française et se confronter à l'exigence d'une création théâtrale.  Ils s'adressent en priorité aux établissements scolaires, mais ne s'y limitent pas.
 
En milieu scolaire, les procès fictifs concernent soit une classe constituée, soit un groupe de volontaires qui partagent le même enseignant d'EMC (éducation morale et civique) ou partagent une même option droit.

Rencontrer

Les lieux, les usages et les professionnels de justice

Avant toute chose, la compagnie et le CDAD organisent deux ou trois demi-journées au tribunal avec les participants. Le matin, ils assistent aux audiences correctionnelles ; puis l'après-midi ils rencontrent les professionnels de justice.

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Il est essentiel que les participants assistent à une demi-journée d'audience correctionnelle.

 

L'audience correctionnelle diffère des assises. Le plus souvent y siège un juge unique, pour des délits. Cependant le format permet aux participants de voir une multitude d'affaires.​

Ils peuvent assister aux différentes phases de l'audience, depuis l'examen des faits jusqu'au délibéré (la décision rendue), en passant par l'audition de témoins.

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Le CDAD 40 sensibilise ensuite le groupe au fonctionnement de la justice en France, explique les spécificités des assises, détaille la fonction, le rôle et les enjeux des différents professionnels et des parties-prenantes au procès.

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Enfin, une demi-journée de rencontres avec des professionnels (magistrats, greffiers, officiers de police judiciaire, avocats) permet aux participants de questionner chacun sur la réalité de son métier.

Confronter 

Le groupe et l'exigence
d'une création théâtrale

Répartis en petits groupes lors d'ateliers d'écriture, les participants vont intégralement imaginer une affaire criminelle :​

- les faits commis,

- les victimes,

- les modes opératoires,

- les motivations,

- les auteurs présumés,

- les ressorts de l'enquête,

- la psychologie des parties-prenantes

(accusés, témoins...)


Tous ces éléments sont ensuite réinvestis, combinés et assemblés par la compagnie qui va produire le texte final, dans le formalisme judiciaire, avec pour exigence : 

- d’être rigoureux quant à la vraisemblance, l’exactitude et la pertinence juridiques (en étroite concertation avec le CDAD),

- d’être fidèle au synopsis inventé par les participants,

- de créer de la matière dramatique et théâtrale.
   
Une phase d'ateliers d'initiation aux techniques théâtrales permet d'esquisser la distribution, afin que chacun prenne la mesure des différents rôles. La construction des personnages et des scènes peut débuter.

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S'ensuivent alors les séances de répétitions jusqu'au jour J.

Réaliser

Mieux appréhender le réel

La représentation se déroule en public, au tribunal. Des spectateurs sont tirés au sort afin de constituer le jury d'assises.

 

La sonnerie retentit.

La Cour, en robe, fait son entrée.

Les gens se lèvent.

Les micros sont ouverts.

Bien plus qu'à une représentation, c'est à une audience qu'assiste le public.

 

La solennité des lieux, la gravité des faits reprochés, les stratégies de la défense, la rigueur des experts, la force des témoignages, les rappels à l'ordre, les dénégations...

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Tout un chacun se construit une conviction jusqu'au point d'orgue : les jurés sont invités en fin d'audience à livrer leur intime conviction.


Le verdict est rendu.

 

Par la suite, un débat est lancé avec le public, éclairé par des professionnels de justice présents dans la salle.

 

C'est le bien tout le réel et la complexité de notre institution judiciaire qui font l'objet d'échanges passionnés.


Le fictif nourrit le réel, assurément.


La justesse du théâtre au service de la justice.

Vivre un procès de l’intérieur

Accompagnés par les artistes de la compagnie, les participants bénévoles s’approprient les protagonistes du procès et découvrent le fonctionnement concret d’une cour d’assises.
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Chacun se voit attribuer un rôle précis : président de la cour, assesseur, avocat général, avocat de la défense, accusé, greffier, huissier, témoin ou expert...
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Chaque participant doit comprendre la fonction de son personnage, ses responsabilités, les limites de son intervention et sa place dans le déroulement de l’audience.

Faire comprendre la mécanique judiciaire

Qui dirige les débats ?
Quel est le rôle de l’avocat général ?
Comment la défense construit-elle sa plaidoirie ?
À quoi servent les témoins et les experts ?
Comment les jurés participent-ils à la décision ?
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La répartition des rôles permet d’explorer concrètement les différentes étapes du procès et les relations entre ses protagonistes.
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Le projet associe ainsi transmission des connaissances, travail d’interprétation, argumentation, écoute et prise de parole en public.

Une expérience théâtrale collective

Le projet accorde la même importance à la compréhension de la justice et à la création théâtrale.
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Les participants travaillent le jeu, la voix, la présence, l’écoute, les déplacements et les relations entre les personnages.
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Progressivement, dune addition de rôles individuels, le groupe devient une véritable cour d’assises, traversée par les témoignages, les contradictions, les stratégies de l’accusation et de la défense et les incertitudes propres à toute affaire judiciaire.

Crédits - Les procès fictifs

Commande et partenariat juridique : CDAD des Landes - Centre départemental d’accès au droit
Conception et réalisation artistique : Compagnie Par les temps qui courent…
Conception, écriture, accompagnement artistique, mise en scène, selon les éditions :
Jean-David Cohen, Frédéric Laroussarie, Morgane Sorbets
Accompagnement juridique et pédagogique : Le CDAD des Landes, Les équipes pédagogiques et les structures partenaires de chaque projet
Avec la participation de : Magistrats, greffiers, avocats, officiers de police judiciaire et professionnels de la justice rencontrés au cours du parcours
Accueil des représentations : Tribunaux judiciaires, établissements partenaires
Photographies : Vanina Célicus, Philippe Salvat

Origine et partenaires

Nés d’une commande du CDAD des Landes à la compagnie Par les temps qui courent…, les procès fictifs ont d’abord été créés avec les habitants d’un quartier Politique de la ville de Mont-de-Marsan.

Depuis, le projet se construit avec des établissements scolaires, des associations, des structures locales et des professionnels de la justice. Il peut être adapté et transmis à de nouveaux groupes et territoires.

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