

Mettre en scène et "en cour" un procès d'assises
Les Procès fictifs
Des élèves inventent une affaire criminelle qu'ils interprètent au Tribunal lors d'une session exceptionnelle de cour d'assises.
Encadrés par la compagnie et par le Conseil Départemental de l'Accès au Droit (CDAD des Landes), ils se confrontent au préalable à la réalité :
ils assistent à une audience véritable, ils échangent avec des professionnels de la justice, ils sont sensibilisés à l'organisation et aux enjeux de la justice en France.
Pétris de ces rencontres, ils imaginent leur affaire criminelle. En quelques mois, à force de répétitions, celle-ci va peu à peu prendre vie.
Lorsqu'arrive le soir des débats au Tribunal, le procès fictif se joue. Les jurés sont tirés au sort parmi le public et sont invités, en leur intime conviction, à se prononcer sur la culpabilité du ou des auteurs présumés.
INFORMATIONS
- Une reconstitution théâtrale d'un procès d’assises
- participants volontaires ou classe entière (à partir de la quatrième)
- Aucun prérequis théâtral ou juridique
- 40 heures d'intervention de la compagnie auprès du groupe
- 3 intervenants de la compagnie Par les temps qui courent...
- 1 intervenant du CDAD
- une à trois représentations (dont une dans une véritable salle d’audience au Tribunal Judiciaire du ressort concerné)
Un projet adaptable à chaque partenaire et à chaque territoire
Du réel au fictif pour mieux comprendre
Le fonctionnement de la justice française
L'enjeu des Procès Fictifs est double : sensibiliser tout un chacun au fonctionnement de la justice française et se confronter à l'exigence d'une création théâtrale. Ils s'adressent en priorité aux établissements scolaires, mais ne s'y limitent pas.
En milieu scolaire, les Procès Fictifs concernent soit une classe constituée, soit un groupe de volontaires qui partagent le même enseignant d'EMC (éducation morale et civique) ou partagent une même option droit.
Les Procès Fictifs peuvent être mis en place à l'initiative de MJC ou d'associations locales, à l'attention des personnes à qui elles ont l'habitude d'adresser leurs actions.
Vivre un procès de l’intérieur
Accompagnés par les artistes de la compagnie, les participants bénévoles s’approprient les protagonistes du procès et découvrent le fonctionnement concret d’une cour d’assises.
Chacun se voit attribuer un rôle précis : président de la cour, assesseur, avocat général, avocat de la défense, accusé, greffier, huissier, témoin ou expert...
Chaque participant doit comprendre la fonction de son personnage, ses responsabilités, les limites de son intervention et sa place dans le déroulement de l’audience.
Faire comprendre la mécanique judiciaire
Qui dirige les débats ?
Quel est le rôle de l’avocat général ?
Comment la défense construit sa plaidoirie ?
À quoi servent les témoins et les experts ?
Comment les jurés participent à la décision ?
La répartition des rôles permet d’explorer concrètement les différentes étapes du procès et les relations entre ses protagonistes.
Le projet associe ainsi transmission des connaissances, travail d’interprétation, argumentation, écoute et prise de parole en public.
Lorsque cela est possible, la présence de professionnels de la justice vient enrichir les ateliers et garantir la justesse de la représentation du fonctionnement judiciaire.
Les deux formes partagent la même scénographie et composent un récit continu.
Une expérience théâtrale collective
Le projet accorde la même importance à la compréhension de la justice et à la création théâtrale.
Les participants travaillent le jeu, la voix, la présence, l’écoute, les déplacements et les relations entre les personnages.
Progressivement, dune addition de rôles individuels, le groupe devient une véritable cour d’assises, traversée par les témoignages, les contradictions, les stratégies de l’accusation et de la défense et les incertitudes propres à toute affaire judiciaire.
Les ateliers
Chaque projet comprend au minimum quatorze heures d’ateliers, accompagnées par les artistes de Par les temps qui courent…
Leur répartition est définie avec le partenaire en fonction du groupe, du calendrier et du territoire : séances régulières, journées regroupées, week-end intensif ou formule mixte.
Ce temps de travail minimum permet aux participants de comprendre l’affaire, d’identifier la fonction de chaque rôle, de s’approprier le texte et de construire collectivement la représentation.
Le parcours peut comprendre
- présentation du projet théâtral, de l’affaire et de son contexte historique
- découverte du fonctionnement d’une cour d’assises et d'un tribunal
- attribution et étude des rôles
- lecture et analyse du texte
- travail de la voix, du corps et prise de parole
- mise en espace du procès
- répétitions collectives
- répétition générale au lieu de représentation
- représentation publique
- échange avec le public
Qui peut participer ?
Ouvert à toutes les personnes volontaires, avec ou sans expérience du théâtre ou de la justice.
Il peut réunir des membres d’une association, des élèves, des étudiants, des salariés, des habitants d’un territoire ou des professionnels souhaitant découvrir une autre fonction que la leur.
La diversité des parcours, des âges et des expériences nourrit le travail collectif et les échanges autour du procès.
Avec quels partenaires construire le Projet ?
CDAD et organismes d’accès au droit
Créé avec le CDAD des Landes, le projet peut être repris avec tout CDAD de France ou avec un organisme exerçant des missions équivalentes.
Juridictions
Une juridiction peut accueillir le projet, faciliter la rencontre avec des professionnels de la justice et, lorsque les conditions le permettent, mettre une salle d’audience à disposition pour les ateliers, la répétition générale ou la représentation.
Barreaux et professionnels de la justice
Avocats, magistrats, greffiers, personnels de justice, forces de gendarmerie et autres professionnels peuvent participer, accompagner le groupe ou apporter leur connaissance du fonctionnement judiciaire.
Établissements scolaires et universités
Le projet peut être mené avec des collégiens, lycéens, étudiants en droit ou étudiants d’autres disciplines.
Il permet de travailler l’argumentation, l’expression orale, la citoyenneté, l’histoire, le droit et la compréhension des institutions.
Associations et collectivités
Les associations culturelles, patrimoniales, citoyennes ou engagées dans les domaines de la justice et du droit peuvent constituer un groupe et porter le projet sur leur territoire.
Entreprises
Sous la forme d’un atelier participatif, le projet permet de travailler l’écoute, la coopération, la prise de parole, la répartition des responsabilités et la construction d’une réalisation collective.
Distribution et crédits de la création originale
Idée originale : Pauline Loubère
Collecte des archives : Laëtitia Etchegaray
Écriture : Jean-David Cohen, à partir des documents conservés aux Archives départementales des Landes, et les élèves lauréats du concours de plaidoirie du lycée Jean-Taris
Mise en scène : Jean-David Cohen et Frédéric Laroussarie, assistés d’Émilie Lefranc
Musique originale et bande-son : Jules Thévenot
Création lumière : Frédéric Laroussarie
Costumes : Émilie Lefranc
Régie : Jean-David Cohen, Frédéric Laroussarie et Jules Thévenot
Photographies : Jules Thévenot
Origine et Partenaires
Né d’un partenariat entre Par les temps qui courent…, le CDAD des Landes et les Archives départementales des Landes, le projet a été créé avec Mézos Culture et Patrimoine, le Département des Landes et la mairie de Mézos. Il peut désormais être transmis à d’autres groupes et territoires.



















